La composition au concours de conservateur.rice territorial.e de bibliothèques

24 mai 2017

Chers et chères candidat.e.s,

Les écrits du concours de conservateur.trice territorial.e de bibliothèques approchent, et l’association des élèves-conservateurs territoriaux de bibliothèques a entrepris de partager avec vous certaines astuces.

Après la recette pour une note de synthèse réussie proposée par Floriane-Marielle Job, nous vous proposons ici des conseils qui ont fait leurs preuves pour la rédaction de la composition de culture générale, qui viendront compléter les indispensables manuels de préparation ou les conseils d’autres lauréat.e.s.


Cette fiche a été rédigée par Lydia Belmekki et Aude Etrillard, élèves conservatrices territoriales de bibliothèques de la promotion Gerda Taro et Robert Capa – mai 2017

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Qu’est ce que la composition de culture générale ?

Relire la note de cadrage de l’épreuve et les textes qui la réglementent va vous permettre de bien vous mettre dans l’esprit de l’épreuve. Commençons par ce que n’est pas la composition de culture générale. Elle n’est pas un article d’encyclopédie, ni un catalogue descriptif de situations et événements. Elle n’a pas vocation à concilier deux points de vues opposés, ni à proposer une histoire des idées. La composition est un développement construit, grâce à la mobilisation d’une variété d’arguments et d’illustrations, qui aboutit à une prise de position par rapport à votre problématique.

Une bonne composition c’est donc :

  • Une accroche originale
  • Une introduction qui guide
  • Un style percutant et efficace
  • Une réflexion cohérente qui répond à la problématique annoncée
  • Des exemples variés, mêlant références classiques et références originales qui dénotent des autres copies
  • Une structure qui apparaît clairement au lecteur
  • Des transitions entre les parties de votre plan
  • Une conclusion qui répond avec clarté à la problématique posée

Dans un autre article nous partagerons nos astuces pour les révisions de culture générale. Mais pour l’heure, concentrons-nous sur l’épreuve elle-même.

Que faire la veille de l’épreuve ?

  1. Ne négligez pas votre santé ! Vous allez affronter cinq heures de station assise, option dos courbé et poignet qui chauffe, après avoir passé la nuit à faire des cauchemars. Prenez vos précautions si besoin. En revanche soyez vigilants avec les produits pharmaceutiques destinés à mieux dormir ou lutter contre le stress… Si vous n’avez pas l’habitude d’en prendre, c’est une mauvaise idée de s’y mettre la veille de votre concours.  
  2. Préparez votre costume de super-héros. Contrairement à l’épreuve orale personne ne vous jugera sur votre apparence physique. Profitez-en et anticipez le fait que la salle dans laquelle vous serez pourrait être trop chauffée ou trop froide et que vous allez rester assis longtemps. Privilégiez des vêtements qui ne vous serrent pas au niveau de l’abdomen.
  3. Faites votre sac. Rien n’est plus susceptible de vous faire paniquer que de chercher votre convocation le matin avant votre départ. Mettez-la immédiatement avec votre carte d’identité dans votre sac à dos, et vous aurez ainsi toute la journée le loisir de vous précipiter sur votre sac pour vérifier qu’elle est toujours là. Pour les fournitures, comme notre consœur le conseillait dans un billet précédent sur la note de synthèse , prévoyez votre stylo préféré, en double, ou avec recharge. Si votre écriture est un peu brouillonne vous pouvez vous tourner vers les stylos effaçables par friction : la copie doit être propre et ces stylos évitent les pâtés de correcteur ou les bavures de stylo plume.
  4. Prévoyez des vivres. Pensez à prendre de l’eau et une collation, pour tenir le coup, mais aussi pour vous faire plaisir et vous récompenser de l’épreuve que vous êtes en train de vous infliger. Si elle ne présente pas le risque de tâcher votre copie, c’est le moment de vous autoriser votre sucrerie préférée.
  5. Protégez-vous des agressions extérieures. Vous êtes sensible au bruit ? Prenez vos boules Quiès pour ne laisser aucun marteau piqueur, aucune manifestation, aucun.e candidat.e avec une mauvaise toux ou grignotant bruyamment vous sortir de votre concentration.
Christian Payne CC-BY-SA. Source Flickr

Le D-Day

Quoi D-Day ? Débarquement de Normandie ? 6 juin 1944, Opération Neptune, Omaha Beach ! … Voilà dans quel état vous êtes aujourd’hui. Comme vous avez suivi nos conseils et que vous avez tout préparé hier, il vous a suffi ce matin de vous glisser dans votre costume de super héros de la culture gé, de manger votre petit-déjeuner de super héros de la culture gé et de prendre votre sac à dos de super héros de la culture gé avant de vous rendre à votre centre de concours préféré.

Assis à votre table, vous avez déjà sorti tout votre matériel, en avez aligné chaque élément de sorte que tout soit perpendiculaire à l’extrémité gauche de la table, et avez déjà bu trois gorgées d’eau. Vous attendez. Les minutes qui s’égrènent comme dans de la mélasse ont le goût de tous les possibles. Allez-vous disserter sur la meilleure forme de gouvernement possible ? L’exception culturelle française ? Les grandes vacances ?  Réussirez-vous à placer cette référence obscure mais géniale qui vous distinguera de tous ? Vous regardez les candidats moins organisés que vous, encore occupés à préparer leurs stylos et n’ayant même pas prévu de bouteille d’eau… Prenez garde ! Ce bref sentiment de supériorité qui vous surprend pourrait se muer en pédanterie et ruiner votre rédaction. Restez dans l’ataraxie.

La découverte du sujet – 5 minutes

À peine le surveillant de salle a-t-il fini d’annoncer « vous pouvez retourner le sujet » que déjà le vacarme du papier qui bruisse et des stylos qui grattent retentit. Ne vous précipitez pas et prenez bien le temps de lire chaque mot du sujet. Faites particulièrement attention à la ponctuation et aux mots de liaisons qui se révèlent souvent d’une grande importance. Une bonne façon de ne rien manquer du sujet consiste à le recopier sur sa feuille de brouillon. Ces cinq minutes de découverte du sujet sont aussi l’occasion de faire le deuil de votre sujet rêvé. Ce dernier n’existe pas, mais vous ne pouvez vous empêcher d’y croire. On ne vous en veut pas : après les mois de révision que vous venez de traverser, il serait cruel de se moquer de vos pensées magiques. Quel que soit votre sentiment par rapport au sujet (« c’est super j’ai fait une thèse dessus » ou « mazette ! je ne sais pas qui est l’auteur de la citation ») faites-le taire.

La panique qui vous assaille face à un des éléments du sujet est un frein beaucoup plus puissant que votre ignorance sur le sujet.

[Pour les techniques de découverte du sujet, nous vous conseillons Préparer le concours de Conservateur des bibliothèques. Etat et territoriale de Alain Patez et Clotilde Vaissaire-Agard – KLOG éditions – Octobre 2017

À l’inverse, il n’est pas rare que des candidats soient légèrement à côté de la plaque parce que le sujet qui tombe est un peu trop proche de leur sujet idéal. L’excitation d’être dans sa zone de confort peut constituer un handicap dès lors qu’elle est propice à négliger l’étape de l’étude des termes du sujet (puisqu’on le connaît si bien) et qu’elle nous incite à énoncer nos idées et exemples préférés, parce qu’on les aime et non parce qu’ils sont les plus pertinents.

La définition des termes – 30 minutes

Maintenant que vous avez pris connaissance du sujet, vous devez savoir « jusqu’où » il va, et donc jusqu’où vous pouvez aller sans être hors-sujet. Pour cela, vous allez donner une définition des termes principaux du sujet. Certains mots vous donneront des balises temporelles ou géographiques. La polysémie de certains autres vous guidera sur les différentes facettes conceptuelles du sujet. Vous pouvez également observer la fonction qu’occupent ces mots dans la phrase, qui peuvent donner des indices sur la façon d’interpréter le sens du mot. Ce travail de définition doit mettre en tension le sujet et surtout pas l’aplatir. N’hésitez donc pas à souligner les questions que posent chacun de ces mots.

Il existe une astuce pour affiner sa définition. Elle consiste à trouver des synonymes ou des termes proches du mot que l’on cherche à définir et d’observer ce qui distingue notre mot en particulier. Une technique semblable consiste à reformuler la phrase, pour qu’elle garde un sens proche mais qui nous permette de trouver la spécificité de notre sujet par comparaison.

Prenons l’exemple, du sujet tombé en 2016 « Y’a-t’il une place pour la fierté nationale ? », les termes importants sont : fierté, nationale et place. L’expression « fierté nationale » sera également à analyser comme un tout, après avoir étudié séparément les deux premiers mots.

La problématisation du sujet – 10 minutes

Maintenant que vous avez délimité votre sujet et que vous voyez exactement quelle est sa portée et quelle est son inscription historique vous devez vous poser trois questions :

1. Pourquoi vous a-t-on posé cette question? quel est son intérêt ?

Ces questions permettent de relier votre sujet à d’autres enjeux qui dépassent le travail de définition que vous venez de finir. Le sujet interroge-t-il une idée reçue ? Est-ce qu’il soulève un débat dans la société ? Est-il connecté à d’autres thématiques ? Concerne-t-il des acteurs particuliers ou doit-il s’entendre de façon générale ?

2. Pourquoi cette question est-elle posée aujourd’hui ?

Ici, vous rattachez votre sujet à l’actualité. L’idéal est d’arriver à repérer un événement qui va modifier notre perception d’un objet ou qui va éclairer une situation sous un angle nouveau. 

3. Pourquoi l’a-t-on posée, à vous ?

Vous pouvez d’une part considérer vos connaissances et mesurer ce qu’elles peuvent apporter à ce sujet. Même les super-héros de la culture gé ont leurs angles morts, et la définition de la problématique permet d’éviter de les rendre trop visibles en orientant votre périmètre de réflexion. Ceci vous permettra aussi de vous faire plaisir, et de faire plaisir à votre lecteur, en abordant certaines questions qui vous passionnent. Attention évidemment à rester dans le sujet.

Vous pouvez d’autre part considérer que vous postulez à un cadre d’emploi spécifique et vous demander « Pourquoi poser la question à un fonctionnaire territorial ? à un conservateur de bibliothèque ? ».

En vous posant ces trois questions vous faites en sorte d’avoir une problématique intéressante, actuelle et personnelle. La tentation est grande (et la pratique répandue) d’inventer une problématique en écrivant « dans quelle mesure » devant le sujet. Or, ce n’est pas une problématique, c’est un gag qui ne trompe personne, surtout pas le juré qui lit ça pour la cinquantième fois.

L’élaboration d’un plan – 1 heure

Vous avez donc délimité votre sujet et en avez trouvé un angle qui permet de montrer tout l’intérêt qu’il y a à poser cette question. Vous allez maintenant organiser votre réponse et choisir vos exemples. 

Pour la construction du plan, nous vous renvoyons vers les techniques habituellement décrites dans les manuels. Rappelez-vous que le plan idéal est celui qui répond le plus clairement à votre problématique, il doit être divisé en deux ou trois parties et ne peut excéder trois niveaux (I-a-1 maximum). Veillez à ce que votre plan soit équilibré, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas trois sous-parties dans une partie et seulement deux dans l’autre mais également qu’il n’y ait pas une idée développée en une page et une autre en trois lignes.

Pour le choix des exemples, il vous faut un peu lâcher prise et laisser les idées venir. Ne vous bridez pas : même une idée ou un exemple vous semblant saugrenu au premier abord peut aboutir à un argument solide et en lien direct avec la problématique. Jouez la carte des associations d’idées. N’oubliez pas que les jurés apprécient l’originalité des références, vous pouvez donc tout évoquer, dès que vous faites preuve de pertinence, d’analyse critique et que cela apporte de l’eau à votre moulin. Tout. Oui, même The Walking Dead, même Alien Covenant, et même… Kung-Fu Panda ! Puisez dans la culture populaire, ou des champs de connaissances très spécifiques peut être un plus : vous ferez apparaître votre “patte”, vous vous ferez plaisir (une fois de plus), et vous réveillerez votre lecteur. Mais attention, dans ce cas, il faudra savoir bien doser et montrer que vous maîtrisez également des références historiques, artistiques et scientifiques que vous avez accumulées pendant la préparation.

La rédaction

Il faut soigner son entrée et ne pas rater sa sortie, pour ce faire rédigez votre introduction et votre conclusion au brouillon. 

Introduction au brouillon – 30 minutes

L’introduction commence par une accroche. Il peut s’agir d’une référence à un événement ou d’une citation, qui vous sert à débuter votre composition en emportant le lecteur avec vous. Choisissez donc bien cette accroche : si le sujet s’y prête, il est fort possible que nombreux seront les candidats à évoquer les élections présidentielles ou législatives dans leur accroche cette année. Or il vous faut vous démarquer de la copie précédente et rompre la monotonie que les correcteurs subissent. Vous êtes en panne d’inspiration et vous décidez d’accrocher avec l’élection présidentielle ? Pas de panique ! Ajoutez simplement un zeste de pep’s dans cette “tarte à la crème”, en la traitant avec originalité, par exemple en partant de sources peu communes (comme un article de la presse étrangère, l’analyse pointue d’un.e intellectuel.e relativement peu cité.e, etc.).

Vous reviendrez ensuite sur la définition des éléments du sujet en reprenant le travail réalisé précédemment. Ces définitions elles-mêmes orientent déjà le lecteur vers une problématique en filigrane : vous donnez à voir une certaine coloration du sujet en présentant les enjeux et les points de tension que vous avez repérés autour des termes du sujet. Ceci vous permettra d’enchaîner naturellement sur la formulation, claire et sans ambiguïté, de la problématique à laquelle vous avez abouti grâce à ce processus définitoire.

Conclusion au brouillon – 10 minutes

La conclusion doit mettre en valeur votre composition en suivant votre cheminement de pensée. Mais surtout la conclusion donne des réponses : il ne s’agit pas d’atteindre un consensus (“certains disent que oui, d’autres disent que non”), mais d’aboutir à un positionnement par rapport à la problématique que vous avez posée. Ce positionnement apparaîtra solide et complexe si vous avez fait preuve d’une maîtrise de votre sujet par des connaissances historiques, artistiques et scientifiques appropriées.

La conclusion peut se construire en deux temps (et visuellement comporter deux paragraphes). Un premier temps dans lequel on résume notre réflexion (une méthode rapide pour cela consiste à reprendre les titres de ses parties et à s’appuyer dessus) et au terme de laquelle on assume un positionnement. Puis un second temps dans lequel on rebondit sur ce positionnement pour proposer une ouverture. C’est réfléchir à cette ouverture qui vous prendra le plus de temps, et, si vous en manquez, c’est sur elle que vous devez concentrer vos efforts au brouillon.

BRAVO ! Vous avez fait le plus dur. Récompensez-vous. Vous n’êtes pas là pour souffrir…

Rédaction – 2 heures

À présent, les autres n’existent plus. Enfin, sauf les examinateurs et examinatrices, gardien.ne.s du temps, des toilettes et des feuilles de brouillon.

Il n’y a plus rien qui compte à l’exception du sujet de votre composition, et le déroulement de votre plan. Ne perdez pas les bons réflexes de style : il faut ménager votre lecteur, voire aménager votre copie pour lui. Comme si vous l’invitiez chez vous, installez-le confortablement. Il ne doit pas perdre son temps à relire plusieurs fois vos phrases, ou des passages inutiles. Il doit savoir où il se trouve dans votre raisonnement à tout instant, grâce à l’aération de votre copie entre les parties majeures et aux transitions qui l’emmènent d’un argument à l’autre avec fluidité.

  1. La ponctuation est l’oxygène du lecteur. Dans vos révisions, vous avez inclus les règles d’utilisation des virgules ? Votre lecteur vous en remerciera ! N’ayez pas peur du point non plus. Il s’agit d’accompagner le lecteur dans les étapes de réflexion, et non de montrer que vous savez penser le monde en une phrase. Bien sûr, il n’est pas interdit de construire de belles phrases complexes. Mais veillez à ce que le sujet ne soit pas trop loin des verbes qui lui sont attachés. 
  2. Chaque mot doit avoir une pertinence et doit faire avancer la réflexion. On évite alors le remplissage et les paraphrases. (Ex : “La Ve République est un modèle constitutionnel décrié par certains partis politiques. Elle est vivement critiquée par des partis à gauche de l’échiquier politique.” Ces deux phrases peuvent faire une). Exit également les mots creux. Si vous avez un ennemi à combattre, c’est le mot “véritable”. Beaucoup d’adverbes et de mots de transitions peuvent aussi alourdir le texte (“totalement”, “complètement”, …). Vous verrez paradoxalement qu’en les ôtant, votre texte gagnera en puissance.  
  3. Limitez les “En effet,” ; “Par ailleurs,”; “De plus” qui peuplent votre copie. Ces connecteurs ne sont pas une fatalité ! Munissez-vous d’alternatives (Il est vrai que, Ajoutons que, Notons, De fait…). Mieux, supprimez-les, quitte à modifier la structure de la phrase. Se créer cette contrainte permet parfois de redynamiser son style.

Relecture – 5 minutes

Faites en sorte de garder du temps pour deux ou trois bonnes relectures. Si vous craignez de ne pas réussir à isoler cinq minutes à la fin de votre travail, veillez au moins à faire des relectures, pendant la rédaction, à la fin de chaque partie par exemple.

Ne faites l’économie d’aucune de ces étapes, quitte à apprendre à écrire de votre seconde main si vous manquez de temps. Si vous comptez bien, vous vous rendrez compte que la somme des temps dédiés à chaque étape ne fait pas cinq heures, mais quatre heures trente. La demi-heure en plus est là pour vous rassurer : même en cas d’accident ou de petit débordement, vous n’êtes pas en retard, vous pouvez continuer à vous appliquer. Gardez bien en tête qu’il s’agit d’un concours et que votre succès se jouera sur des détails. Aussi, ne négligez pas votre relecture ou le travail au brouillon de votre conclusion au profit de quelques minutes de rédaction, ça n’en vaut pas la chandelle. Surveillez l’heure régulièrement, autorisez-vous à lever les yeux de temps en temps, ne regardez pas les autres, s’ils ont toujours l’air beaucoup plus en avance que vous c’est une illusion d’optique. 

Croyez en vous ! La victoire est proche et vous avez déjà passé le plus dur (l’épreuve des transports en commun pour arriver jusqu’au centre d’examen).

Le lendemain

Arrêtez de penser à votre copie. Arrêtez. Vraiment.

Et récompensez-vous une nouvelle fois.


Lydia Belmekki et Aude Etrillard
Association des élèves conservateurs territoriaux de bibliothèques
Mai 2017
Cnfpt – INET

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