Don’t get lost in translation : se préparer aux épreuves de langues

(Photo : Copyright Focus Features)

Les oraux de langues sont bien souvent les épreuves les plus redoutées par les candidat.e.s. Certaines personnes renoncent même à s’inscrire au concours à cause de celles-ci. Nous espérons donc les démystifier au moins un petit peu dans cet article.

Car une grande partie de ces craintes tient d’abord au fait que ces épreuves sont mal connues : à notre connaissance, il n’existe pas de documents sur le sujet et les organismes de préparation aux concours proposent rarement une préparation aux épreuves de langues.

Nous ne prétendons pas qu’elles sont particulièrement faciles. Bien évidemment, elles nécessitent une préparation, au même titre que les autres épreuves. Mais dites-vous qu’une épreuve linguistique, tout comme une épreuve de culture générale, peut se travailler. Si vous avez quelques souvenirs de cours de fac ou du lycée, un travail régulier peut vous permettre de les réactiver, et de glaner de précieux points, y compris pour l’oral de culture générale car vous élargissez, ce faisant, vos champs de connaissance.

Dans cet article nous allons passer en revue le déroulé des épreuves, d’abord pour les externes, puis pour les internes. Nous reviendrons brièvement sur le niveau qui semble attendu, et enfin nous proposerons quelques conseils pour la préparation, avec des suggestions de ressources pour l’anglais et l’espagnol.

Comment ça se déroule ?

Le coefficient des épreuves de langues est de 3. Ainsi, si elles permettent d’amortir une mauvaise note sur d’autres oraux, il est peu probable qu’elles soient la seule et unique raison qui vous empêche d’avoir le concours, à moins d’une note éliminatoire, évidemment. C’est d’ailleurs l’épreuve orale où l’on trouve le moins d’écart entre la moyenne de l’ensemble des admissibles et celle des lauréats.

La note en langue pour le concours externe s’obtient après l’addition des notes des deux oraux : la « LV1 », sur 12 points, et la LV2, sur 8 points. Ce n’est qu’après cette addition que l’on peut déterminer si la note est éliminatoire ou non. Bonne nouvelle si vous vous sentez un peu faiblard.e sur l’une des deux langues : les épreuves se compensent.

Pour le concours externe : deux épreuves…

La 1ere partie, notée sur 12 est au choix une épreuve de langue vivante ou une épreuve de langue ancienne.

Une épreuve de langue vivante / LV1 (coefficient 3, note sur 12)

Au début de l’épreuve vous allez tirer au sort un texte, puis vous serez amené.e dans la salle de préparation, où vous aurez une heure pour préparer la traduction complète de l’article. Il s’agit d’un article d’un grand quotidien de la langue cible (les bilans du concours proposent une liste non-exhaustive d’articles utilisés lors de sessions passées). Pour traduire, vous pouvez, et nous vous le conseillons, vous aider d’un dictionnaire unilingue. Attention toutefois à ne pas perdre trop de temps à rechercher des définitions : certains textes peuvent être assez longs.

Nous avons été un certain nombre à découvrir au moment de l’oral qu’il est également demandé de présenter un bref résumé du texte et un commentaire, chose qui n’est pas explicitée dans le cadrage, ce qui a conduit des examinatrices à s’étonner de la superficialité de certains résumés et commentaires dans le dernier bilan du concours. Utilisez donc les dix dernières minutes de votre préparation pour noter quelques lignes de résumé et pour structurer un commentaire de texte.

Si vous êtes familiers de la transcription phonétique, n’oubliez pas que certains dictionnaires indiquent la prononciation des mots. Pensez alors à vérifier celle des mots inconnus, ou sur lesquels vous doutez.

À l’issue de l’heure de préparation un.e appariteur.trice vous conduira jusqu’à la salle du jury, composé de deux enseignant.e.s, généralement en université. Le jury vous invite à lire le texte dans la langue cible. Essayez de ne pas aller trop vite (d’ailleurs cela laissera moins de temps pour les questions du jury) et d’utiliser les intonations appropriées. Ensuite, vous serez invité à présenter votre traduction en français, puis un résumé et un commentaire dans la langue cible. L’entretien se poursuit dans cette langue sur des questions d’actualité et de culture générale liées au texte, ainsi que sur la thématique des bibliothèques. L’objectif est d’évaluer votre connaissance des sociétés composant l’aire linguistique choisie, ainsi que le contexte des bibliothèques dans ces régions du monde. L’entretien est parfois aussi l’occasion pour le jury d’interroger votre motivation professionnelle dans la langue cible. Les questions sont souvent des perches tendues pour vous inciter à formuler des réponses développées et pour sonder votre capacité à mobiliser un vocabulaire varié. Évitez donc les réponses trop courtes.

Concernant le choix des langues : beaucoup de candidats présentent l’anglais en LV1. A moins d’avoir un très bon niveau dans cette langue, et si vous maîtrisez suffisamment une deuxième langue, préférer votre LV2 initiale peut s’avérer un bon choix stratégique. D’une part, vous serez peu nombreux à présenter l’espagnol, l’italien ou l’allemand en première langue, et le jury sera d’autant plus bienveillant. D’autre part, on saluera le courage de votre choix. En effet, la plupart des candidats choisissent l’anglais par défaut. Le fait de prendre une autre langue en première épreuve montre votre appétence pour cette langue, et comme vous l’aurez bien préparé, les notes seront potentiellement un peu plus haute que pour un niveau comparable en anglais.

Petit plus : si vous avez une expérience à l’étranger (études, travail, voyage long, etc), n’hésitez pas à amener le jury à vous interroger dessus à grands renforts d’allusions plus ou moins grossières “ah oui, dans ce texte, il y a cette situation, ce qui me rappelle mon expérience dans tel contexte… « 

*OU*

Une épreuve de langue ancienne (coefficient 3, note sur 12)

Rares sont les candidat.e.s à retenir cette option, mais dans chacune des deux dernières promotions des lauréates ont choisi, et réussi avec brio, des épreuves de langues anciennes, (latin ou grec ancien). Toutes les deux se sont plongées pour la première fois dans ces langues l’année précédant le concours ! Ce peut donc être une option à envisager, si vous vous en sentez l’envie.

L’épreuve de langue classique est une épreuve de version écrite de latin ou de grec ancien qui dure trois heures. Vous avez le droit à un dictionnaire bilingue (et tous vos crayons de couleur). Contrairement à l’épreuve de langue vivante, il n’y a pas de partie orale. Il est difficile de se faire une idée fine du niveau attendu car les annales ne sont pas légion, néanmoins il en existe et nous vous recommandons de vous entraîner sur ces textes.

Faut-il choisir une épreuve de langue ancienne ?

Vous êtes doté au minimum d’une licence de lettres classiques ou bien avez étudié l’une de ces langues jusqu’au niveau licence : allez-y, ce sera du gâteau.
Vous n’avez jamais étudié l’une de ces langues ou alors en des temps très lointains et vous ne distinguez pas vraiment laquelle est le grec laquelle est le latin : c’est plus compliqué, mais pas impossible !

Pourquoi choisir une épreuve de langue ancienne quand on en a jamais fait ?

A fortiori, l’apprentissage d’une langue pour le concours est un choix contraint : vous ne parlez qu’une seule autre langue ou bien votre deuxième langue vivante est très rouillée (ou bien vous parlez une langue ou plusieurs langues qui ne sont pas proposées pour le concours). Vous devez apprendre une nouvelle langue parmi l’anglais, l’espagnol, l’allemand, le portugais, l’italien, le russe… le latin et le grec ancien. Ces langues anciennes présentent trois atouts quand on adopte cette stratégie :

  1. Peu de personnes présentent ces langues : vous avez moins de chance d’être noté en fonction des autres copies et donc d’être noté par rapport à des personnes bilingues à côté desquelles votre apprentissage d’un an semblera ridicule. Une copie moyenne est toujours meilleure seule, qu’à côté d’une dizaine de copies excellentes et, sauf changement radical dans le profil des candidats au concours, il n’y aura pas dix copies à côté de la vôtre.
  2. Vous n’êtes noté que sur votre version : on ne vous demandera ni de vous exprimer dans cette langue, ni même de lire le texte… ni de connaître quoi que ce soit aux sociétés des aires linguistiques concernées. En choisissant le latin ou le grec ancien vous pouvez concentrer vos efforts sur la grammaire (un peu de vocabulaire, mais vous avez un dictionnaire pour ça).
  3. Vous avez trois heures : au stress du concours, s’ajoute celui lié au fait d’être novice dans la langue que vous traduisez (et le léger sentiment d’être un escroc). Vous pourriez apprécier l’absence du jury en face de vous et la possibilité de vous arrêter pendant cinq minutes pour respirer en cas de nervosité. C’est également le seul moment des oraux où vous pouvez vous habiller comme cela vous chante : sweatshirt, bermuda et santiags, si c’est confortable pour vous.

Quelles précautions à prendre avant de faire ce choix ?

Contrairement aux langues vivantes, vous aurez beaucoup de mal à apprendre le grec ancien ou le latin en regardant des films ou en écoutant de la musique, même si de belles tentatives ont été faites ici et . Vous pouvez toujours faire du “petit grec” ou du “petit latin” (et d’ailleurs mieux vaut le faire), mais ce serait mentir que de dire que c’est distrayant.

Ce sera également assez difficile de trouver un partenaire avec qui pratiquer la langue et les méthodes d’apprentissage sont moins nombreuses que pour d’autres langues vivantes. Si vous n’avez pas dans votre entourage des personnes susceptibles de vous aider, ou bien si vous ne pouvez pas vous rapprocher de professeurs qui pourront répondre à vos questions et corriger vos versions, nous vous conseillons d’éviter le choix des langues anciennes.

Pour le latin, l’une des lauréates du concours 2015 s’est armée d’une méthode des Presses Universitaires de Rennes, et a suivi des cours dans une université dans le cadre de sa préparation. Elle a obtenu la meilleure note en latin cette année-là. Elle a pris goût à la préparation de cette épreuve qui lui a donné l’occasion d’apprendre énormément sur les mythes et l’histoire antique, et de s’évader des autres épreuves. Ses conseils : traduire très régulièrement et lire, non seulement des textes classiques mais aussi des ouvrages traitant de l’époque antique, comme Les Mémoires d’Hadrien.

Pour le grec, la lauréate du concours 2016 s’est appuyée sur l’Hermaion de Jean-Victor Vernhes, la grammaire grecque de Jean Allard et les textes bilingues proposés dans les éditions des Belles Lettres. Elle a également bénéficié du soutien de quelques âmes généreuses, anciennes ou actuelles profs de lettres classiques (qu’elles soient ici vivement remerciées).

*ET*

Une épreuve de langue vivante / LV2 (coefficient 3, note sur 8)

Pour cette épreuve il n’y a pas de temps de préparation, ni dictionnaire, ce qui en fait sa difficulté. Cependant, d’après nos observations ceci conduit le jury à une exigence moindre sur la partie traduction, voire à aiguiller parfois les candidat.e.s en panne. Vous aurez donc pioché un article d’un quotidien avant d’entrer dans la salle. Le jury vous invitera là aussi à le lire à voix haute, puis à en traduire tout ou partie en français. La lecture à voix haute est l’occasion de vous familiariser avec le texte, ce qui facilitera la traduction. Concentrez-vous donc non seulement sur la prononciation, mais aussi sur le contenu dès ce moment.

Le jury vous invitera à formuler votre avis sur le texte ou sur ce dont il y est question et entamera une conversation avec vous dans la langue cible. Ne nous cachons pas, pour certain.e.s d’entre nous qui maîtrisons moins, ou peu (…voire pas) cette deuxième langue, l’entretien a pu sembler un peu long… Si c’est le cas pour vous, il faut vite oublier ce petit moment d’égarement, vous avez encore toutes vos chances !

Pour le concours interne : une épreuve de langue vivante

Le déroulé de l’épreuve est relativement similaire à celui de la langue majeure des externes, à deux exceptions près. Et la première est de taille : la conversation qui suit la traduction se fait en français.

Pour l’anglais, les textes sélectionnés étaient relativement longs (1 à 2 pages), extraits de grands journaux anglais ou américains (avec, semble-t-il, une nette préférence pour The Guardian).

Une autre différence réside dans le temps de préparation : vous bénéficierez seulement de 30 minutes. Mais la longueur des textes vous interdit d’emblée d’espérer tout traduire au brouillon. Et ce d’autant plus que le commentaire de texte qui suit est aussi important (voire plus) que la traduction pour la notation finale, et qu’il n’est pas question de le bâcler. Prenez donc 20 minutes pour prendre connaissance du texte, repérer les tournures de phrases et les termes qui vous posent problème, et concentrer vos recherches sur ceux-ci (le dictionnaire unilingue est autorisé). Puis garder 10 minutes pour préparer un commentaire en listant quelques idées fortes du texte et les exemples tirés de vos connaissances qui serviront à les illustrer, et si possible les organiser sous la forme d’un plan sommaire .

Une fois devant le jury, et même si la partie conversation se déroulera en français, il sera de bon ton de saluer dans la langue que vous avez choisie. Les juré.e.s vous inviteront ensuite également à lire une partie du texte, puis à en traduire une partie. La taille de ces dernières peut être variable, et rien n’oblige le jury à vous faire traduire à partir du début (pour ceux qui pensaient concentrer leurs efforts de traduction sur cette partie lors de la préparation, cela représente un risque). Puis ils ou elles vous laisseront présenter votre commentaire, avant d’enchaîner sur des questions. Certaines seront en lien avec le texte, d’autres un peu plus éloignées mais en rapport avec le sujet global.

Quel est le niveau attendu ?

Il semble attendu des candidats un niveau B1 à C2 pour obtenir une note au dessus de la moyenne. C’est-à-dire qu’il faut pouvoir :

  • Lire de façon relativement fluide un texte (externes et internes)
  • Comprendre un article de journal dans la langue cible et en extraire des informations précises (externes et internes)
  • Traduire un article de journal (externes et internes)
  • Commenter avec un vocabulaire varié des sujets d’actualité ou sur une thématique culturelle (externes)
  • Développer un point de vue personnel sur un sujet (externes)

Comme nous le disions précédemment, par le jeu de la complémentarité entre les épreuves, il est possible de compenser une performance en dessous de ces attentes, soit par une meilleure connaissance de l’autre langue, soit par une bonne performance dans un autre oral. Toutefois ces objectifs doivent être votre ligne d’horizon pour la préparation.

Pour le concours interne, l’enjeu est avant tout celui de la compréhension, car l’entretien se fait en français, et de la connaissance des enjeux sociaux et culturels des aires linguistiques concernées. Une prononciation travaillée peut être un plus, cependant pour la lecture du texte.

Comment se préparer ?

La préparation des épreuves de langues passent parfois à la trappe dans le calendrier de préparation des épreuves, car perçue comme trop chronophage. Or, pour une grande partie elle peut se superposer avec la préparation aux épreuves de culture générale.

La prononciation et la discussion

La lecture régulière à voix haute , et si possible réalisée en compagnie d’un locuteur de la langue cible reste un moyen sûr de travailler sa prononciation et la discussion. Choisissez alors des textes dans les journaux repérés dans les annales, en fonction des thématiques afin d’augmenter votre vocabulaire et de repérer des tournures de phrases récurrentes et des expressions idiomatiques. Ce faisant, vous compilez également pour vos épreuves de culture générale et gagnez en connaissance sur les sujets qui seront abordés pendant l’oral de langue : l’actualité politique et culturelle et un peu d’histoire. Vous aurez, au cours de la discussion, peut-être la possibilité d’orienter la conversation sur les thèmes dont vous aurez bonne connaissance.

Lorsque vous lisez un article ou écoutez un podcast, pensez à réaliser une simulation d’examen oral : traduisez une partie de ce que vous venez de lire ou écouter et essayez de faire un résumé de maximum 5 minutes. Dans l’idéal, enregistrez vous et réécoutez votre “prestation” par la suite : vous aurez un meilleur recul concernant votre prononciation, votre intonation et votre capacité à émettre un propos clair et ordonné. L’exercice n’est jamais très agréable, mais il vaut le détour !

Il est judicieux (mais pas toujours évident…) d’essayer de lire un ou deux articles par jour et/ou d’écouter quelques minutes de podcasts : cela permet à la fois de se tenir au courant de l’actualité mais, encore plus important, cela permet d’assurer la stabilité de son niveau de langue. S’entraîner régulièrement est toujours plus pertinent que de faire un rush de révisions linguistiques au dernier moment !

Pour réviser l’anglais, outre pléthore de films et de séries qui complèteront votre culture, nous pouvons vous recommander quelques podcasts, notamment ceux de The Guardian (après avoir parcouru la liste des articles utilisés les années précédentes, vous vous êtes évidemment empressé.e d’enregistrer le site dans vos favoris). L’un de leurs podcasts propose par exemple des lectures de reportages publiés par le journal. C’est donc très pratique pour s’entraîner à la prononciation (“Listen and repeat!”), en consultant en parallèle le texte. La National Public Radio (NPR), qui est un peu l’équivalent américain de Radio France, offre aussi une grande diversité de sujets (sciences, politique, culture, actualité…) et certaines émissions sont retranscrites ! (Pour trouver les transcriptions, cliquez sur listen, puis dans l’onglet qui est apparu sur la droite, cliquez sur le titre de l’émission. Ensuite dans le menu de gauche, cliquez sur “Transcript”.) Vous pouvez également piocher évidemment parmi les podcasts de la BBC, et peut être trouverez-vous les ressources qui conviennent à votre niveau sur le site BBC Learning English. Le site propose régulièrement des exercices se basant sur l’actualité (section “News Review”) et sur la prononciation (“The Sounds of English”). Il est aussi possible que YouTube fourmille de vidéos pouvant vous aider.

Pour l’espagnol, la lecture des principaux journaux d’Espagne est essentielle, mais il ne faut pas non plus oublier l’Amérique latine. Se tenir au courant de l’actualité du monde hispanophone est essentiel, même si votre texte ne fera pas spécifiquement allusion à un fait d’actualité. On peut également se replonger dans une méthode de langue pour revoir ses bases, et notamment tous les connecteurs permettant d’argumenter.

En ce qui concerne l’Espagne, deux journaux se détachent des autres : ce sont El Pais et La Vanguardia. En plus d’offrir des articles informels riches et de qualité, ils regorgent également de bons articles d’opinion et d’autres médias très utiles. Concernant les podcasts, on en trouve en grande quantité sur le web mais ceux de la RNE sont vraiment bien faits et l’on y trouve toute une variété de thématiques et de formats, comme sur la radio publique française.

Vous pouvez aussi vous entraîner en vous divertissant ! Il peut être rébarbatif de s’entraîner uniquement avec des articles et des podcasts. Sur un format moins contraignant que les films, pensez aux épisodes de séries qui vous permettront un moment de détente studieux (ou un moment de révision ludique, vous choisissez) en espagnol : Gran Hotel, Vis a Vis, Las Chicas del Cable, El Ministerio del Tiempo… SI vous êtes sûr.e.s de votre niveau, regardez en version originale sans sous-titres et sinon optez pour les sous-titres français (plus utiles pour la traduction et pour décrypter par vous-même la prononciation).

Cet article n’est pas exhaustif, évidemment. Aussi pour les autres langues (russe, italien, allemand), ou pour des conseils et des ressources supplémentaires en anglais et espagnol, n’hésitez pas à contacter les professeurs de votre ancien lycée ou de votre ancienne université. Et si vous ne vous êtes pas quittés en de bons termes… tournez-vous vers l’établissement le plus proche de chez vous !

La traduction

Des méthodes pour la version existent pour les étudiants en première année de Licence, notamment aux Presses Universitaires de Rennes. Vous pourrez y glaner quelques précieux conseils (lire le texte en entier avant de commencer la traduction, faire un premier jet sans dictionnaire, traduire une proposition dans sa globalité plutôt que mot à mot, quelques points de grammaire, etc.). Toutefois, gardez en tête que la précision et le niveau demandés ne sont pas les mêmes : vous allez restituer votre version à l’oral. Le style et la grammaire en français importe un peu moins que votre capacité à comprendre le texte.

Évidemment, le mieux est de s’entraîner sur les annales et les articles que vous aurez écumé dans les pages culture et actualité de grands quotidiens. Là encore, l’idéal est de pouvoir soumettre à un locuteur de la langue cible votre traduction pour correction. Au fil des exercices, vous augmenterez votre vocabulaire, ce qui est le grand enjeu de la traduction et de la discussion.

***

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de formule miracle pour réussir les épreuves de langue. Mais en intégrant quelques réflexes dans votre programme de préparation, vous aurez la possibilité au minimum de limiter la casse, et au maximum d’engranger de précieux points !

Et comme on dit in English…


Fiche rédigée ar Lydia Belmekki, Catherine Benod, Clarisse Dire, Aude Etrillard, Jérémy Paillet et Emilie Thilliez
Promotion Gerda Taro et Robert Capa
Septembre 2017

Fiche à télécharger ici

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